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dans les ruelles plusieurs milliers de fois rebattues de la vieille ville de jerusalem, la visite d'etat de nicolas sarkozy n'émeut guère. les grappes de touristes se pressent devant le saint-sepulcre, indifférents à l'événement. même chose devant le mur des lamentations, dans la partie israélienne de la ville, où fernand, franco-israélien chargé de la sécurité, apprend, ébahi, que le chef de l'etat arrive ce dimanche en israël.
doro
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n revendique carrément son ignorance. hiérosolymitain israélien, il ne suit plus l'actualité: ce qu'il se passe ici, c'est trop dur. tout le contraire de dina cohen, qui vit depuis deux ans à sderot, ville du sud d'israël, cible des roquettes palestiniennes lancées depuis la bande de gaza. agée de 21 ans, elle attend de pied ferme la venue du chef de l'etat. la france devrait s'engager davantage, prendre parti, plaide cette mère d'un enfant de 9 mois.
les deux côtés souffrent
malgré la trêve conclue la semaine dernière, par l'intermédiaire de l'egypte, entre le mouvement islamiste hamas, qui dirige la bande de gaza depuis son coup de force de juin 2007, et l'etat hébreu, une alerte a été lancée ce matin. beaucoup de gens savent ce qu'il se passe à gaza, mais nous aussi nous souffrons, affirme-t-elle. avant de nuancer, les deux côtés souffrent.
il n'y a pas de justice, se lamente shabaan, commerçant palestinien dans la vieille ville de jérusalem. cet ancien feidayin au sein des forces de l'olp n'hésite pas à taxer sarkozy de caniche de george w. bush, à l'égal du britannique tony blair. tout ce que les israéliens lui diront de faire, il fera. lui a serré la main du président jacques chirac, lors de sa tumultueuse visite d'octobre 1996, lorsque le chef de l'etat avait menacé les services de sécurité israéliens d'un voulez-vous que je retourne à mon avion?, alors interprété comme pro-arabe et pro-palestinien.
amar, 26 ans, qui tient une échoppe à quelques encablures de celui de shabaan s'en souvient encore. quand on aime quelqu'un, on ne l'oublie pas, affirme-t-il. dans les venelles arabes de jérusalem, on croit toujours à la paix un jour, peut-être. mais pas avec sarkozy.
105 lectures Source : 20minutes.fr Proposer par: Ahmed |