Il ne suffit pas d'avoir chaouchi, m'bolhi ou zemmamouche pour crier victoire. les gardiens ayant une formation complète sur le plan physique et mental avec des capacités d'endurance et de haute technicité se font de plus en plus rares.
les championnats révèlent en effet, depuis des années, des failles incommensurables du niveau des gardiens, dues à leur manque formation. halim tifour, ex-entraîneur des gardiens à la jsmb, a eu raison de déclarer récemment que «les gardiens de but doivent travailler d'avantage sur le plan de la concentration», louant les vertus de m'bolhi, serein et concentré lors du dernier mondial. ce gardien a réalisé de belles prestations en sauvant sa cage de beaucoup de buts, dévoilant ainsi le côté sobre et confiant de ses gestes. c'est dans ce contexte que la formation primaire des portiers trouve son expression la plus parfaite. ainsi, les gardiens de but apprennent, au-delà des gestes fondamentaux, quelques techniques spécifiques de détente, de réflexes appropriés et de dégagement avec les poings. pour ainsi dire, la préparation des gardiens est longue, fastidieuse et parfois éreintante, étant donné la caractère spécifique de son déroulement. mieux, avec l'évolution du football de nos jours, le keeper n'est pas un simple portier en attente de balles de l'adversaire.
il sait profiter des failles pour effectuer de longs et précis dégagements afin de créer l'effet de surprise dans le camp adverse. en algérie, de telles réalités ne font pas partie du football, d'autant que techniciens et connaisseurs de la balle ronde sont unanimes à reconnaître le manque de formation des gardiens de but, ce qui influe considérablement sur la relève. c'est carrément l'absence d'une école pour gardiens de but qui fait défaut, malgré un premier stage théorique qui a été lancé en juin dernier à tipasa. un formateur de gardiens de but à l'étranger a critiqué l'encadrement des portiers des clubs par «d'anciens gardiens», même si ces derniers ont une renommée internationale. un club en europe dispose généralement de 4 gardiens de réserve en plus du titulaire, avec un entraîneur spécialisé et hautement qualifié à cet effet. en plus de leur suivi, les portiers des grands clubs s'adaptent communément à l'équipe en renforçant la cohésion recherchée par les entraîneurs. c'est cette cohésion qui fait défaut actuellement dans cette équipe nationale où les fautes souvent anodines révèlent des portiers insuffisamment concentrés malgré leur déploiement physique ou leurs prouesses techniques. les stages de nos gardiens sont souvent aléatoires et sans objectifs recherchés. bref, on ne produit pas assez de gardiens de but de même niveau que leurs prédécesseurs. c'est toute une stratégie que les responsables de l'instance fédérale doivent mettre en place pour corriger ce «gâchis».
par f. abdelghani
Vous aimez cet article:
234 lectures
Source :
zoom-algerie.comAjouter par : AhmeD
Publié le: 26/07/2010
suivre l'actualite sur
maroc press
Partager cet article avec vos amis ou vos proches
Envoyer cet article à un(e) ami(e)
Nous rejoindre sur facebook