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attentat kamikaze à béni douala

attentat kamikaze a beni douala
Horrible, lâche, ignoble, catastrophique... les mots reviennent sur toutes les lèvres mais semblent ne plus suffire pour qualifier ce qui a frappé, hier à l'aube, le chef-lieu communal d'aït aïssi, à 10 kilomètres au sud de la ville de tizi ouzou.

la brigade de gendarmerie, nouvellement installée dans les locaux de l'ancien siège de la mairie de cette localité relevant de la daïra de béni douala, a été, hier matin, à 4h40 précisément, la cible d'un attentat kamikaze à la voiture piégée qui a fait 1 mort et 10 blessés graves ainsi que d'énormes dégâts matériels. parmi les victimes l'on dénombre un veilleur de nuit de la mairie, 39 ans, qui a été tué sur le coup alors qu'il se trouvait dans la loge de sécurité du nouveau siège de l'apc, mitoyen à la brigade de gendarmerie, 8 gendarmes et 2 gardes communaux, tous grièvement blessés par la puissante explosion qui a été d'ailleurs entendue à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. les deux gardes communaux ont été évacués au chu de tizi ouzou alors que les gendarmes ont été transférés vers l'hôpital de bordj menaïel puis vers celui d'aïn naâdja, nous a indiqué une source sécuritaire. à aït aïssi et ses environs, les habitants ont vécu une matinée cauchemardesque.

horriblement arrachés de leurs lits, dans un mouvement de panique, ils se retrouvent, une fois dehors, face à un décor chaotique. en effet, sur les lieux, les dégâts sont plus importants que l'on ne pouvait imaginer. selon nos sources, le kamikaze qui était à bord d'une camionnette mazda bourrée d'explosifs a percuté de plein fouet le mur séparant la brigade de gendarmerie du siège de l'apc. c'est ainsi que l'ex-siège de l'apc, transformé en brigade de gendarmerie dans le cadre du nouveau redéploiement de ce corps en 2009 dans la wilaya de tizi ouzou, a été presque totalement soufflé par l'explosion. à notre arrivée sur les lieux, des militaires et des gendarmes poursuivent leur fouille au milieu de ce qui reste du siège.
à l'intérieur du parc de la brigade, plusieurs véhicules bariolés aux couleurs de la gendarmerie, dont certains couverts de gravats, se trouvaient encore en stationnement. du nouveau siège de l'apc, que seul un mur sépare de la brigade, il ne reste que des piliers visiblement sérieusement secoués par le souffle de l'explosion. “c'est un siège qui a été inauguré en 2009”, nous expliquera le premier vice-président de l'apc, rencontré sur les lieux. les véhicules de l'apc, dont un camion-citerne, la maison de jeunes ainsi que la bibliothèque communale inaugurée le 5 juillet dernier ont été également sérieusement touchées.

en face de ce décor infernal, des centaines de citoyens encore sous le choc, comme en témoigne leur regards à la vue des engins qui tantôt arrachaient les murs fragilisés qui risquent de s'effondrer à tout moment, tantôt transportaient ce qui restait des affaires de l'apc et de la brigade. “c'était un véritable cauchemar ! j'étais à l'intérieur de notre siège et après l'explosion j'ai accouru dehors et là, je me suis retrouvé perdu dans une immense fumée noire qui ne m'a rien laissé voir”, raconte un garde communal encore sous le choc. des citoyens rencontrés également sur les lieux témoignent qu'une jambe, probablement celle du kamikaze, a été retrouvée à l'intérieur de la cour du cem, situé à quelque 150 mètres du côté bas de la brigade de gendarmerie. devant le monument de chouhada, situé devant l'apc, un drapeau national couvert de sang traîne sur le sol. en face de la brigade, et tout au long de la route principale traversant le chef-lieu, des commerçants s'affairaient à sauver ce qui pouvait encore l'être dans leurs magasins sérieusement touchés pour la majorité. les rideaux éventrés, les vitres soufflées et les comptoirs, tables et chaises éjectées s'offrent au regard à tous les coins de rue.

il suffit d'un petit tour pour constater que toutes les habitations et les magasins situés sur un rayon de 200 mètres ont été endommagés par le souffle de l'explosion. une explosion qui n'est pas sans rappeler aux habitants de la région la nuit du 28 septembre 2000 lorsque 9 gardes communaux et 2 militaires ont été tués dans une attaque terroriste qui avait ciblé le campement de la garde communale de ce même chef-lieu d'aït aïssi.

par samir leslous
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Source : zoom-algerie.com
Ajouter par : AhmeD
Publié le: 26/07/2010
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